Les bottes d’équitation, quelque soit le style sont disponibles en différents matériaux, de la toile de coton aux matières synthétiques en passant par le cuir.

 

Bien sûr, les bottes en cuir ont tendance à être beaucoup plus chères et nécessitent plus d’entretien. Plus la qualité du cuir est bonne et meilleure est la construction, plus la botte sera confortable et chère.

Essayez une paire de bottes à 500€, comparativement aux bottes à 100€, et vous sentirez rapidement la différence dans le confort et le soutien. Une bonne paire de bottes est un investissement, et avec un bon soin, elle devrait durer significativement plus longtemps que la version”cheap”. Cette même version que vous serez obligé de racheter plusieurs fois et au final ça vous coûtera plus cher que la paire de bottes à 500 euros.

 CUIR OU SYNTHETIQUE ?

             1 Les bottes synthétiques

Les cuirs artificiels ou simili cuir : Des matières synthétiques élaborées à partir de polyméres, polyuréthane, aryliques ou composés de recyclage. Elles ont l'aspect du cuir ou d'autres revêtements).

Les bottes en caoutchouc : Elles sont  est idéale pour les débutants et aussi quand il pleut. L'inconvénient est qu'elles ne tiennent pas très chaud, à moins de rajouter à l'intérieur une deuxième paire de chaussettes ou des chaussons polaires adaptés.  Le principal problème avec les bottes d’équitation en caoutchouc est qu’elles chauffent, retiennent l’humidité et peuvent être très difficiles à enlever, en faisant office de “ventouse” à vos pieds.

 Certes, ces bottes ont l'avantage d'être très faciles à entretenir.

            2 Les bottes en cuir

Beaucoup plus onéreuse que sa petite sœur en caoutchouc, la botte en cuir est également plus esthétique et confortable. Le pied respire mieux, car le cuir est une matière noble et naturelle. Elle est aussi plébiscitée en concours

De nombreux pratiquants ont deux paires de bottes ou plus, selon la façon dont ils rident. Si vous avez l’intention de participer à une compétition, vous devrez probablement avoir une paire pour l’entrainement et une pour la compétition.

 

LES PROVENANCES DU CUIR

Aujourd’hui, les techniques modernes utilisées par l’industrie du cuir permettent de disposer d'une variété innombrable de cuirs. Des plus classiques au plus originaux, les cuirs utilisés en maroquinerie et en sellerie permettent une large gamme de création. 

Le cuir est la peau traitée afin qu'elle devienne imputrescible, il peut provenir d'un mammifère à poils (veau, vache, mouton, agneau, chèvre, pécari, porc …), d'un oiseau (autruche), soit d'un poisson (requin, raie, tilapia, carpe, saumon, loup de mer, cabillaud, anguille...), soit de reptile (serpent, crocodile, lézard).

Pour les bottes d’équitation, on fait la différence entre le cuir de tige, le cuir de doublure et éventuellement le cuir de semelle. S’y ajoute également le cuir de la semelle intérieure. Ces types de cuir se distinguent par les exigences auxquelles ils doivent répondre. Le cuir de tige doit être à la fois élastique, respirant et robuste. En contact direct avec le pied, le cuir de doublure doit être très respirant, moelleux et souple tout en étant résistant à l’abrasion et en ayant une teinte inaltérable. À l’inverse, le cuir de la semelle extérieure doit absorber aussi peu d’humidité que possible et sa principale caractéristique est sa résistance à l’usure

Voici les principaux cuirs que vous pouvez rencontrer en matière de bottes d’équitation.

1 Le cuir d’agneau :

L’agneau est un animal très jeune, son cuir est donc plus fin et plus lisse que son homologue plus vieux – le mouton. Matière relativement coûteuse et délicate, elle est utilisée pour sa finesse et sa souplesse, son appellation est très contrôlée.

L’agneau peut être lavé, plongé, retourné ou végétal. Tout dépend de la finition du cuir. Les différences se trouvent principalement dans les procédés de fabrication ou de tannage. 

         2 Le cuir de veau :

Appellation désignant des cuirs de jeunes bovins, le cuir de veau (Box calf) est un cuir noble, lisse et souple, utilisé dans la maroquinerie de luxe pour les sacs et les chaussures haut de gamme.

De très belle qualité mais délicat, il peut prendre encore une fois de nombreuses formes, suivant les traitements : grainé, suédé, épais, fin. 

          3 La vachette :

C'est la peau qui est récupérée sur les bovins une fois adultes à tannage indifféremment minéral (chrome) ou végétal (écorces).

Lisse et épais, elle présente une fleur unie et brillante. Très utilisée du fait d'une matière première abondante issue des déchets de l'alimentation humaine et donc d’un coût bien moindre que le cuir de veau.Le cuir de vachette est l’une des peaux les plus résistantes. Son côté fleur (le côté extérieur) est uni et tout aussi brillant que le cuir de veau.

Nous pouvons la retrouver sous différentes formes : soit épaisse et lourde ou soit fine et souple. Pour autant, ça ne lui enlève pas sa robustesse.

          4 Le cuir de porc :

C’est un cuir très épais, très résistant, poreux et naturellement clair. Bon marché, cette matière est généralement assez lourde et présente un aspect pigmenté.

Nous retrouvons plus fréquemment le cuir de porc sur les produits grand froid car il conserve très bien la chaleur. Sa robustesse permet d’y apposer des doublures beaucoup plus épaisses.

          5 Le cuir de buffle :

Cuir des bovins adultes non reconnus comme vachette, naturellement grainé et souple, c’est l’un des cuirs les plus résistants.

Plus noble et plus rare que le cuir de vachette, le cuir de buffle est donc plus onéreux.

Il peut prendre de nombreuses formes : très solide ou très souple, selon l’utilisation que l’on veut en faire et le traitement utilisé.

Pour pallier au vieillissement prématuré de cette matière, ce cuir présente généralement  un aspect brillant ou gras.

L’aspect brillant est causé par un verni qui est posé à la fabrication..

Le gras sur le cuir correspond à de la graisse appliqué lors de la fabrication. Dans un premier temps, elle stoppe le vieillissement du cuir mais aussi elle prolonge sa durée de vie.

 

LES DIFFERENTS TYPES DE CUIR

Tout d’abord, il est nécessaire de préciser que la peau se compose de plusieurs strates à savoir l’épiderme (face externe de la peau), le derme et enfin les tissus sous cutanés (face interne de la peau) contenant les cellules graisseuses. Le cuir obtenu n’est produit qu’à partir du derme de la peau.

Le côté « fleur » de la peau représente la partie supérieure de la peau (côté poils). La « croûte de cuir » elle, est obtenue à partir de cuir fendu en 2 épaisseurs. Elle représente la partie inférieure de la peau (côté chaire) et constitue un cuir de qualité moindre.

 1 Les cuirs côté fleur :

 C’est à partir du côté fleur de la peau que l’on obtient les plus beaux cuirs généralement très souples et agréables au toucher.

 Il est possible de travailler le cuir côté fleur de différentes manières et d’obtenir ainsi différents types de cuir.

 Le cuir « pleine fleur » :  Il constitue la toute première couche de la peau. Elle est intacte et garde donc son épaisseur d’origine ce qui lui permet de conserver son grain naturel et sa résistance.

 Le cuir « fleur sciée » :  Il garde son côté fleur mais se voit séparé de sa couche supérieure et voit donc son épaisseur et sa qualité diminuer. Il deviendra donc moins résistant.

 Le cuir nubuck :Il a pour caractéristique de ressembler à du velours et est par conséquent très doux au toucher et respirant. Cet aspect lui est conféré par son ponçage côté fleur sans défauts mais demande un entretien exigeant. .

             2 Les cuirs côté croûte :

Le cuir travaillé sur le côté croûte constitue un cuir de moins bonne qualité. En effet, la partie interne de l'épiderme est le 2ème choix, de qualité esthétique et mécanique inférieure, elle est aussi la moins coûteuse des peaux. Egalement appelée "refente".

Parmi les différents types de cuir travaillés sur ce côté, l’on compte le “cuir suédé” ou daim  et le “cuir velours”.Il est le plus souvent enduit de vernis ou de polyuréthane pour simuler le côté fleur.

Le cuir « suédé » ou daim :Issu de la peau de bovin et de sa face intérieure d’origine, poncée ou pas, il est de qualité tout à fait honorable mais bien inférieure au nubuck et bien plus marquée par son aspect velours; par contre, un excellent rapport qualité/prix.

Le cuir « velours » :Généralement récupéré à l’entre-deux couches, il est également très souple. Si il peut être poncé comme le nubuck, le velours est généralement brossé et est, de fait, moins fin que le nubuck. Pour le reste, à savoir comment reconnaître un beau velours, les principes applicables au nubuck le sont également ici : la finesse, la souplesse, le touché et le rendu sont des caractéristiques primordiales. L’avantage de cette finition est son coût beaucoup plus modique que le nubuck

              3 La question du cuir « végétal » :

Quelqu'un doit avoir découvert, à un moment donné, que les peaux d'animaux, baignant longtemps dans l'eau avec certains résidus végétaux, en absorbant les tanins dissous dans l’eau par les résidus des plantes, se conservaient et devenaient du “cuir”. Cette découverte fut la source de développements de processus de tannages sophistiqués, transformant les peaux en un produit final robuste et durable. 


C’est au XIXème siècle, avec la découverte du tannage au chrome diminuant extrêmement le temps de production du cuir, que l'industrialisation de la production du cuir a été rendue possible. 
Aujourd’hui, le cuir classique est notamment tanné avec du chrome – le reste des produits constitue une recette en général tenue secrète par les tanneries. Toutefois, il est aussi possible de le tanner en utilisant principalement des matières naturelles (c’est plus long, plus coûteux, et plus compliqué, mais c’est possible), on parle alors de cuir végétal. Le tannage végétal est la plus vieille méthode, utilisée depuis plusieurs siècles.

En France, c’est l’écorce de chêne broyée qui a été le plus utilisé.